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Le tawakkul est la confiance totale en Allah après avoir accompli les causes (asbab). Ce n'est pas de la passivité, mais un état actif qui combine l'effort humain et la remise sincère des résultats à Allah. Pourtant, cette distinction fondamentale est souvent mal comprise, créant une confusion qui peut paralyser plutôt que libérer.
« Je fais confiance à Allah, donc je ne m'inquiète pas. »
Cette phrase, vous l'avez peut-être prononcée. Ou entendue. Elle semble juste, pieuse, correcte.
Et pourtant, derrière ces mots peut se cacher une confusion profonde entre le véritable tawakkul et quelque chose de très différent : la passivité déguisée en foi.
Voyons ensemble 5 signes qui peuvent indiquer cette confusion — et comment retrouver un tawakkul authentique, vivant et transformateur.
Éviter les décisions en invoquant la volonté divine est souvent un signe de passivité, pas de tawakkul. « Je laisse Allah décider » peut être une phrase magnifique... ou devenir une excuse pour ne pas affronter nos responsabilités.
Le vrai tawakkul implique de faire les causes (asbab). C'est agir, réfléchir, prendre des décisions, puis s'en remettre à Allah pour le résultat.
Le Prophète ﷺ a dit : « Attache ta chamelle, puis place ta confiance en Allah. » (Rapporté par Tirmidhi)
Ce hadith est d'une clarté limpide : l'action précède la confiance. On n'abandonne pas sa chamelle au désert en espérant qu'Allah la protège. On l'attache d'abord.
L'istikhara : l'outil du tawakkul actif
Allah ne nous a pas laissés sans guidance face aux décisions difficiles. Il nous a offert un outil précieux : la prière de consultation (salat al-istikhara).
L'istikhara n'est pas une façon d'éviter de décider — c'est une démarche active qui combine réflexion humaine et demande de guidance divine. Elle se pratique après avoir réfléchi, pesé le pour et le contre, consulté si nécessaire. Puis, on prie deux unités de prière et on invoque Allah pour qu'Il facilite ce qui est bon et éloigne ce qui est nuisible.
Le Prophète ﷺ enseignait à ses compagnons l'istikhara pour toutes leurs affaires, comme il leur enseignait les sourates du Coran. Dans l'invocation de l'istikhara, on dit notamment :
« Ô Allah, si Tu sais que cette affaire est un bien pour moi, dans ma religion, ma vie et mon devenir, facilite-la moi puis bénis-la moi. Et si Tu sais que cette affaire est un mal pour moi, dans ma religion, ma vie et mon devenir, écarte-la de moi et écarte-moi d'elle, et facilite-moi le bien où qu'il soit, puis fais que j'en sois satisfait. » (Rapporté par Al-Bukhari)
Remarquez la beauté de cette invocation : on ne demande pas à Allah de décider à notre place, on Lui demande de faciliter ce qui est bon après avoir fait notre part de réflexion. C'est le tawakkul en action.
Si vous vous surprenez à repousser constamment des décisions importantes en vous disant « Allah sait mieux », interrogez-vous honnêtement : avez-vous fait l'istikhara ? Avez-vous réfléchi, consulté, pesé les options ? Ou utilisez-vous la volonté divine comme un voile pour éviter l'inconfort de choisir ?
Le vrai tawakkul, c'est réfléchir, prier l'istikhara, prendre sa décision avec le cœur apaisé, puis avancer en sachant qu'Allah guidera la suite — même si le chemin prend une tournure inattendue.
L'anxiété n'est pas un signe de faiblesse de foi. Croire que « si j'avais vraiment foi en Allah, je ne serais pas anxieux(se) » est l'une des croyances les plus destructrices qui soit.
Elle transforme l'anxiété en double peine : non seulement vous souffrez, mais en plus vous vous sentez coupable de souffrir. Cette culpabilité amplifie l'anxiété au lieu de l'apaiser.
Les Prophètes eux-mêmes ont connu l'inquiétude, la tristesse, l'épreuve. Le Prophète Yacoub (عليه السلام) a pleuré son fils Youssef jusqu'à en perdre la vue. Son tawakkul n'a jamais été remis en question.
L'inquiétude est une émotion humaine naturelle. Le tawakkul ne consiste pas à ne jamais ressentir d'inquiétude, mais à ne pas la laisser nous paralyser ou nous éloigner d'Allah.
[Pour approfondir ce sujet, lisez : Pourquoi les conseils classiques sur le lâcher-prise ne fonctionnent pas]
Le tawakkul transforme notre relation à l'anxiété, il ne la fait pas disparaître magiquement. Beaucoup imaginent le tawakkul comme un état de zénitude permanente, une paix totale sans aucune vague.
La réalité est différente. Le tawakkul ne supprime pas les épreuves ni les émotions difficiles. Il change profondément notre façon de les traverser.
C'est passer de « Pourquoi cela m'arrive-t-il ? » à « Comment puis-je traverser cela avec Allah ? »
C'est passer de l'illusion de contrôle total à l'acceptation sereine de notre humanité limitée face à la sagesse infinie d'Allah.
Allah dit dans le Coran : « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit. » (Sourate At-Talaq, 65:3)
« Il lui suffit » ne signifie pas « il n'aura plus jamais de problèmes ». Cela signifie qu'Allah sera son soutien, sa force, son refuge — à travers les épreuves, pas en leur absence.
Signe n°4 : Vous négligez les moyens concrets
Négliger les moyens licites en prétextant la confiance en Allah est une incompréhension du tawakkul. Vous êtes malade mais vous ne consultez pas de médecin « parce qu'Allah guérit ». Vous êtes en difficulté financière mais vous ne cherchez pas de solutions concrètes « parce qu'Allah pourvoit ».
Allah est certes Ash-Shafi (Le Guérisseur) et Ar-Razzaq (Le Pourvoyeur). Mais Il nous a aussi donné des moyens : la médecine, le travail, la réflexion, l'action, la consultation d'experts.
Le tawakkul authentique utilise tous les moyens licites à disposition, tout en sachant que le résultat final appartient à Allah seul. C'est l'équilibre parfait entre l'effort et la soumission.
Souvenez-vous : « Placez votre confiance en Allah, mais attachez d'abord votre chameau. »
Signe n°5 : Vous confondez acceptation et résignation
Le ridha (agrément du décret d'Allah et forme la plus avancée du tawakkul) est une paix active du cœur, pas une résignation fataliste. Cette distinction est fondamentale et souvent mal comprise.
Accepter ne signifie pas abandonner. Cela signifie : « Je fais ce qui est en mon pouvoir, et j'accepte avec le cœur ce qui est en dehors de mon contrôle. »
La résignation dit : « À quoi bon essayer, c'est le destin. » Le ridha dit : « Je fais de mon mieux, et je suis en paix avec ce qu'Allah décrète, car je sais qu'Il est le Meilleur des planificateurs. »
Le ridha coexiste avec l'effort, l'ambition, le désir d'amélioration. Il ne les annule pas — il les libère de l'attachement anxieux au résultat.
[Découvrez aussi : Ces pensées qui tournent en boucle : comprendre et apaiser l'anxiété]
Comment cultiver un tawakkul authentique ?
Le tawakkul authentique repose sur trois piliers fondamentaux qui, lorsqu'ils sont travaillés ensemble, permettent une transformation profonde et durable.
1. Comprendre pour désarmer : Quand vous comprenez les mécanismes de l'anxiété et de l'ego (nafs), ils perdent une partie de leur pouvoir. La connaissance éclaire.
2. Éduquer l'ego (nafs) : Votre nafs s'accroche à l'illusion de contrôle. L'informer, le former et le discipliner est un travail concret qui demande des outils spécifiques.
3. Pratiquer le tawakkul et le ridha : Faire les causes (asbab) tout en remettant sincèrement les résultats à Allah. Accepter avec le cœur ce qu'Il décrète.
Ce processus ne se fait pas du jour au lendemain. Il demande un accompagnement structuré, des exercices pratiques, et une méthode éprouvée.
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Questions fréquentes
Qu'est-ce que le tawakkul en islam ?
Le tawakkul est la confiance totale en Allah après avoir accompli les causes (asbab). Ce n'est pas de la passivité, mais un état actif combinant effort humain et remise des résultats à Allah. Le Prophète ﷺ a dit : « Attache ta chamelle, puis place ta confiance en Allah » (Tirmidhi).
Quelle est la différence entre tawakkul et passivité ?
Le tawakkul implique d'agir et de faire les causes ET de s'en remettre à Allah. La passivité consiste à ne rien faire en prétextant la confiance en Allah. Le vrai tawakkul est actif : on attache la chamelle (action), ET on fait confiance (soumission au décret divin).
Quel est le lien entre istikhara et tawakkul ?
L'istikhara (prière de consultation) est un outil du tawakkul actif. Elle se pratique après avoir réfléchi et pesé les options, pas pour éviter de décider. On demande à Allah de faciliter ce qui est bon, puis on prend sa décision avec le cœur apaisé. C'est le tawakkul en action, enseigné par le Prophète ﷺ à ses compagnons.
Comment développer le tawakkul au quotidien ?
Le tawakkul se cultive en trois étapes :
1) Faire les causes (asbab) — agir avec les moyens licites disponibles,
2) Remettre sincèrement le résultat à Allah,
3) Accepter avec le cœur ce qu'Allah décrète (ridha).
L'istikhara est un outil précieux pour les décisions importantes.
Le tawakkul supprime-t-il l'anxiété ?
Le tawakkul ne supprime pas instantanément l'anxiété, mais il transforme notre façon de la traverser. Il l'empêche de s'installer et de se transformer en état généralisé. Il libère de l'illusion de contrôle et apporte une paix profonde. Allah dit : « Et quiconque place sa confiance en Allah, Il lui suffit » (Sourate At-Talaq, 65:3).
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À propos de l'auteur
Amina Benchakroune est praticienne en psychothérapie et spécialiste en psycho-spiritualité musulmane. Formée en sciences islamiques et en guérison spirituelle, elle accompagne depuis plus de 17 ans des personnes en quête de paix intérieure. Elle a développé ses propres méthodes de libération des traumatismes et des blessures émotionnelles, alliant rigueur psychologique et ancrage spirituel.